Pénurie de main-d’œuvre paysagiste : comment gérer la croissance malgré le manque de bras

20 févr. 2026

Le 10 février à Paris, l’Union nationale des entreprises du paysage (Unep) a confirmé lors de sa conférence de presse que la filière recrute activement, mais que la pénurie de main-d’œuvre qualifiée reste un défi structurel et durable.

Le secteur du paysage connaît pourtant une croissance spectaculaire. Avec 8,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit +60 % en dix ans, et 140 300 actifs, dont 77 % en CDI, la filière attire de plus en plus de talents et voit sa féminisation progresser.

Pourtant, plus d’une entreprise sur deux peine à recruter, entraînant des conséquences concrètes : des chantiers décalés, une croissance freinée et une pression accrue sur les équipes existantes.

Formation et alternance : des solutions partielles

Pour répondre à cette tension, l’Unep a lancé un accord national formation en 2023, qui se concentre sur trois axes principaux :

  • Animation d’équipes de chantier, pour renforcer la coordination et la cohésion sur le terrain.

  • Techniques écologiques, afin de préparer les professionnels aux exigences environnementales croissantes.

  • Relation commerciale, pour améliorer la fidélisation client et la prospection.

Près de 15 000 alternants ont déjà intégré des entreprises, et la reconversion professionnelle ou l’insertion de publics éloignés complète le vivier de talents. Cette initiative est une avancée significative, mais elle ne suffit pas à combler le déficit de main-d’œuvre.

Pourquoi l’organisation devient stratégique

Face à la pénurie de main-d’œuvre paysagiste, la question n’est plus seulement de recruter, mais surtout de mieux utiliser les ressources existantes. Chaque heure perdue sur l’administratif ou la communication devient un frein direct à la productivité.

Les entreprises qui réussissent à absorber la demande malgré la pénurie partagent souvent ces bonnes pratiques :

  • Optimiser les plannings de chantier pour réduire les déplacements inutiles et éviter les conflits de ressources.

  • Centraliser l’information pour que chaque équipe ait accès aux instructions, aux plans et aux devis en temps réel.

  • Automatiser les tâches répétitives comme la saisie des heures ou la génération de devis.

  • Former les équipes à des techniques polyvalentes, afin qu’elles puissent s’adapter aux imprévus sur le terrain.

Ces actions permettent de dégager du temps pour le cœur de métier et d’absorber plus d’activité sans recruter davantage.

La technologie : un levier incontournable

Les logiciels traditionnels, souvent pensés pour un bureau fixe, ne correspondent pas toujours aux besoins des chantiers mobiles. Un assistant mobile comme MeKi peut transformer cette organisation :

  • Centralisation instantanée des informations chantier

  • Communication simplifiée entre le terrain et le bureau

  • Suivi en temps réel de l’avancement des tâches et des devis

  • Réduction des erreurs et des doublons administratifs

Grâce à ces solutions, les paysagistes peuvent se concentrer sur ce qui compte vraiment : la coordination, l’efficacité sur le terrain et la satisfaction client.

Quand la croissance dépend plus de l’organisation que du recrutement

Le futur du secteur ne se jouera pas uniquement sur la capacité à recruter, mais aussi sur la capacité à organiser efficacement son équipe. Les entreprises les plus performantes seront celles qui sauront :

  • Anticiper les besoins et planifier les ressources intelligemment

  • Digitaliser les processus sans alourdir la gestion

  • Optimiser les équipes et maximiser la productivité

Dans un marché où la pénurie de main-d’œuvre paysagiste reste structurelle, la différence entre une entreprise en tension et une entreprise performante réside dans la qualité de son organisation.

Sources

  • Conférence de presse de l’Union nationale des entreprises du paysage (Unep), 10/02/2026

  • Chiffres clés de la branche 2024 (Unep, 13/11/2025)

  • Analyses 2025 sur la pénurie dans la filière paysage secteurvert.com